lesb

lesb
Mais la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n'existe en la matière. Il faut se donner du temps pour apprendre à se connaître, à identifier ses propres désirs. Toute expérience n'est pas forcément définitive, ni un engagement pour l'avenir. Eprouver une affection particulière pour sa meilleure amie quand on est une fille ne signifie pas obligatoirement que l'on est lesbienne. Se masturber entre copains en regardant des films pornos n'est pas une pratique réservée exclusivement aux homosexuels.

Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps. Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c'est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne. A l'inverse, on peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais couché avec une personne de son sexe.

Le regard des autres

"Je me sens homo mais je ne peux pas le vivre. Je suis très isolé, c'est difficile d'en parler en famille. Je suis toujours renvoyé à une image très négative de l'homosexualité. Au lycée, c'est terrible, je me fais insulter. Ça doit se voir que je suis homo. J'ai l'impression d'être un cas unique" regrette Laurent, 16 ans.

La faible représentation des homosexuels ou des bisexuels dans les médias, l'absence au collège ou au lycée d'espaces de discussion et d'information autour de la sexualité, donnent souvent l'impression d'être seul(e) au monde. Cette impression est renforcée lorsque l'entourage montre des signes d'hostilité à l'égard de toutes relations entre personnes de même sexe.

Dans certains milieux - en province ou en banlieue, l'homophobie quotidienne et lancinante est une pression sociale qui tend à cacher toute expression d'une attirance ou d'un désir à caractère homosexuel. Même si elle est invisible, il ne faut pas oublier que l'homosexualité est présente dans tous les milieux, dans toutes les régions, dans toutes les classes d'âge. Au lycée, un autre garçon ou une autre fille partage peut-être les mêmes angoisses, les mêmes doutes ou interrogations. Vous la côtoyez tous les jours, vous croyez la connaître et pourtant...

Emeric Languérand

N.B. : Tous les propos reproduits sont issus des entretiens réalisés par les écoutants de la ligne Azur. Ils ont été modifiés afin de respecter l'anonymat des appelants tout en respectant leur parole.

# Posté le vendredi 24 juin 2005 14:21

Modifié le vendredi 24 juin 2005 14:43

bi

bi
Lutter contre l'homophobie

Comme le rappellent de scandaleux faits divers, l'homophobie reste d'actualité en France. Le rapport 2004 de SOS homophobie témoigne même d'un doublement des agressions physiques. Alors que cette association édite un guide d'aide aux victimes, le gouvernement examine un projet de loi contre ces discriminations.



Voir aussi : En pleine vague rose
Comment se constitue l'orientation sexuelle ?
Besoin d'aide ?

Lutter contre l'homophobie

Comme le rappellent de scandaleux faits divers, l'homophobie reste d'actualité en France. Le rapport 2004 de SOS homophobie témoigne même d'un doublement des agressions physiques. Alors que cette association édite un guide d'aide aux victimes, le gouvernement examine un projet de loi contre ces discriminations.


Le 16 janvier 2004, Sébastien Nouchet était aspergé d'un liquide inflammable, puis brûlé par ses agresseurs. Ce crime odieux, comme l'a qualifié le Président de la République, remettait en lumière la présence toujours vivace de l'homophobie.

L'homophobie, une réalité française

L'homophobie est une réalité en France comme en témoigne SOS homophobie. Forte de 150 membres et d'une ligne d'écoute 0810 108 135, cette association a rendu public son rapport annuel qui s'appuie sur les 653 témoignages reçus au cours de l'année 2003. Les résultats témoignent d'un doublement des agressions physiques : 86 cas contre 41 en 2002. Les victimes sont en majorité des hommes (88 %), agressés dans des lieux publics (45 %) et principalement dans les lieux de dragues, entretenant la triste tradition du "cassage de pédés".
Ce rapport de 130 pages passe ensuite en revue les différentes formes d'homophobie rencontrées par les appelants : dans la vie quotidienne (administration, voisinage 41 %), au sein de la famille (8 %), de l'entreprise (20 %), etc. "On tolère les homosexuels, tant qu'ils ne s'affichent pas comme tels au travail, dans la rue, dans les commerces, auprès de son voisinage.... On accepte l'homosexuel tant qu'il est discret. Dès lors qu'il est visible, à partir du moment où son homosexualité est connue et assumée, il devient gênant et incongru (...) Autant dire que les mentalités doivent encore évoluer et que du chemin reste à parcourir" regrette Ronan Rosec dans un communiqué sur les 10 ans de l'association.

Un guide pratique contre l'homophobie

L'association a édité un "Guide pratique contre l'homophobie", permettant à chacun de connaître ses droits et de se défendre de façon plus efficace. Ce guide gratuit a été diffusé à Paris et en province dans les établissements gays et lesbiens, et est également disponible sur le site de l'association.

Ce service est un complément à la ligne d'écoute qui pourra mieux aiguiller les victimes en fonction de leur cas précis. "Par exemple, même si dans une situation donnée une personne peut porter plainte, il n'est pas forcément judicieux qu'elle le fasse tout de suite, selon sa situation familiale, professionnelle ou son état psychologique. Pour que cette personne puisse réagir au mieux en fonction de sa situation réelle, seule une conversation téléphonique avec une écoutante ou un écoutant de SOS homophobie peut lui permettre de faire le tri entre ce qu'elle a le droit de faire, ce qu'elle peut et veut faire et ce qu'elle fera réellement" précise ainsi le communiqué de l'association.
Pour accompagner chaque victime dans ses démarches juridiques, ce guide sera remis à jour tous les ans dans sa version papier. Mais face aux évolutions de la loi, de la jurisprudence, l'association assure que les mises à jour seront intégrées au fur et à mesure à la version en ligne du guide. Et au niveau légal, les choses ont récemment changé...

Retour sur les avancées législatives contre l'homophobie

Ces dernières années, on a pu noter plusieurs avancées législatives :

Dès 1999, les associations homosexuelles ont la possibilité de se constituer partie civile auprès des victimes de violences homophobes (dans le cadre de la loi sur la présomption d'innocence).
En 2000, une proposition de loi contre les discriminations est adoptée. Elle prévoit notamment l'alignement de la lutte contre l'homophobie sur celle contre le racisme dans le code du travail, le code du logement et, en matière d'emploi et de formation, dans le code pénal.
En juillet 2003, L'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans rencontre le Premier ministre et obtient l'annonce de la mise en œuvre d'un projet de loi sur les propos discriminatoires (injures, diffamations, provocations). Ce projet de loi est adopté en Conseil des ministres 3 jours avant la Marche des fiertés lesbiennes, gaie, bi et trans. Il est finalement intégré dans un autre projet de loi, celui créant la Haute autorité contre les discriminations et pour l'égalité, après une opposition forte issue des rangs mêmes de la majorité. Le texte est promulgué le 30 décembre 2004.
Doit-on penser que la bataille est définitivement gagnée ? Ce serait aller un peu vite en besogne selon Louis-Georges Tin, auteur du Dictionnaire de l'homophobie, et initiateur de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie "On pourrait avoir l'idée fallacieuse qu'aujourd'hui, avec l'évolution des esprits tout va pour le mieux. Sans nier plusieurs avancées (le Pacs en France, la reconnaissance du mariage et de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels en Espagne...), on constate cependant plus de reculs que d'améliorations". Autant dire que les associations restent vigilantes et qu'au-delà des progrès législatifs, la bataille pour changer les mentalités reste toujours d'actualité.

# Posté le vendredi 24 juin 2005 14:14

kestion

kestion
Lorsque l'on est lesbienne et que l'on s'assume totalement comme moi on suscite la curiosité voici un panel des questions ou réflexions qui reviennent sans cesse de la part des mecs :

-Qui c'est qui fait l'homme ?
Bah justement si je suis lesbienne ce n'est pas pour me taper une gonzesse qui se prend pour un mec VOYONS !

-Ca ne te manque pas une bite?
Non je vis très bien sans, je m'en passe facilement et ceci sans psychothérapie !!!

-Je suis sure que les mecs ce n'étaient pas des bons coups, mais qu'avec moi tu changeras d'avis!
Ben voyons et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'aluminium ?
-Ca te dit un plan à trois avec ta copine ?
Lesbiennes= NO KEKETTE !! Ce n'est pas compliqué pourtant à comprendre !!!

-Tu suces ?
Non, en l'occurrence je lèche!

-Tu utilises des objets ? Genre gode, concombre, carotte?
Tu m'as prise pour une actrice de porno ? Au moins elles, elles se font payer pour jardiner lol !!!

-Ca t'excite la poitrine d'une femme ?
Non pas du tout, mais bon comme elle est là on s'amuse avec pour passer le temps! A ton avis gros balourd...

-Ca te dirai que je te matte avec ta copine ?
Carrément PAS

-Tu veux que je te montre comme je bande ?
Surtout pas, je risque après d'avoir réellement besoin d'une psychothérapie !

-Pourquoi tu n'aimes pas les mecs ?
Pour les mêmes raisons que toi !

-Pourquoi les femmes ?
Parce que pas les chiens lol

-T'aimes ça brouter les minous ?
Y'a vraiment que les mecs pour demander ça ! Non j'ai un flingue sur la tête et la fille me contraint...

-Tu as un piercing sur la langue ça doit y aller pour les cunis ?
Comme tu dis ça va pour les cunis mais pas pour les fellations, donc arrêtes de rêver !

-Moi ça m'excites les lesbiennes !
Ravie de le savoir, mais au moins on a un point commun lol

-Tu es devenu lesbienne comment ?
En ouvrant un kinder surprise pardi !

-Je rêve de me taper une lesbienne !
Comme tu le dis si bien tu rêves !

# Posté le lundi 20 juin 2005 10:32

1

1
pkoi se taire pkoi subir???être homosexuel n'est pas une tarre ni une maladie assumes toi et le monde t'assumera!!! pas besoin d'être fiere mais simplement de rester soi même la tête haute et vivre sa vie en essayant de la rendre la meilleure possible ke ce soit entre deux femmes deux hommes ou un homme et une femme!

# Posté le lundi 20 juin 2005 09:20